
Interview de Marie-Hélène Thoraval pour le JDD le mardi 18 mars
ENTRETIEN. La maire de Romans-sur-Isère répond aux accusations des auteurs du livre « Une nuit en France ». L’édile défend sa position concernant l’importance de la délinquance dans les territoires et plaide pour une prise en compte des souhaits des victimes du drame de Crépol.
Le JDD. Qu’avez-vous voulu dire en écrivant ce mardi 18 mars sur X : « À témoigner de la réalité, je me retrouve aujourd’hui au banc des accusés » ?
Marie-Hélène Thoraval. Depuis le drame de Crépol, j’ai fait le choix de dire ce qu’est la réalité. Ce n’est pas celle uniquement de mon territoire mais c’est la réalité du territoire national. Explosion de la délinquance, des attaques au couteau… Je voulais également faire le constat d’une situation catastrophique s’agissant de la submersion migratoire et de l’évolution des quartiers dits populaires, qui sont devenus aujourd’hui des quartiers communautaires dans lesquels on observe des zones de non-droit. Dans ces quartiers, les règles mises en place de manière générale ne correspondent plus ni aux règles ni aux codes de la République, mais à des codes dictés par le pouvoir de l’argent ou quelquefois l’influence d’une appréciation assez radicale de la religion.